Inma Guignard-Luz

Pendant des siècles, les guerres, grandes, petites ou locales, semblent avoir pu fonctionner, comme symptôme-sinthome, soutient d’un certain mirage narcissique Imaginaire-Symbolique; il semblerait qu’elles parvenaient illusoirement, pour un certain temps, à refouler ou forclore le réel des liens, tant sociaux, que particuliers, y compris de chaque sujet avec son corps propre. Aujourd’hui, La pseudo logique, aujourd’hui dominante, par le pseudo Discours Capitaliste, d’accès illusoire à ce réel existant, hors limites imaginaire-symboliques, vient rabattre les cartes, tout en ré-faisant les jeux pour tenter la même issue; ceci en misant sur la récupération et rentabilité de ce qui échappe à tout lien social, ce hors limites, en l’incluant à l’intérieur du système.
Un jeu où l’illimité pouvoir de production capitaliste de biens de consommation et de savoirs, sous tend le prix d’un certain deal dans le marché des échanges.
Soutient de la main de fer du “Marché”, dans la lutte à mort d’États et Sociétés locales, contre des boucs émissaires marginalisés officiant comme entorses aux aspirations subjectivées de consommateurs homogènes et triomphants. Embarquement du monde d’aujourd’hui, dans ce Grand combat du narcissisme des petites différences qui empiètent dans la lutte à mort imaginaire-symbolique de ce “se reconnaitre soi-même dans l’Autre”.
Jeu macabre où, cette fois, l’illimité de la mort est, croit-on, assuré, repris, recyclé dans le propre au système dominant.
Les morts prévisibles et comptabilisés”, qu’entretient aussi bien l’industrie de l’armement, de la reconstruction avec ses médiateurs et coachings de tout bord, sont aujourd’hui aussi “prévisibles”, que “gérables” les campements où on les entrepose au mot d’ordre: “où ils consentent au retour aux homogénéités de culture, race, classe sociale, rang sociaux-économique, pays, langue, ou… qu’ils crèvent!!